La zone de comfort

Il est souvent très difficile d’arriver à apporter des changements dans une vie et, surtout de les maintenir en place. Pourtant, en y réfléchissant bien, vous trouverez fort probablement des changements que vous avez apportés. Certains sans doute ont été adaptés facilement tandis que d’autres ont paru possiblement plus difficiles à atteindre.

Il en est de même pour tout changement d’habitude ou d’attitude qui est souhaité. La notion de changement est très variable d’une personne à une autre.

La zone de confort est un environnement de bien-être pour l’inconscient et l’évolution y est restreinte. Voici comment cela fonctionne; le cerveau est composé de deux parties distinctes soit le conscient et l’inconscient. Tout au long d’une journée ces deux parties sont en constante communication l’une avec l’autre. Tantôt elles sont en accord, tantôt elles sont en désaccord.

Par exemple le conscient d’un directeur peut dire à lui-même de réserver une plage horaire par semaine à son agenda pour lui-même, son inconscient lui, connaît davantage un agenda rempli au maximum sans aucun espace pour planifier, réfléchir et faire face à l’imprévu. Son inconscient fait tout pour le convaincre de demeurer ainsi dans sa zone de confort. Pour évoluer et grandir, il nous faut élargir notre zone de confort.

Aiguiser les capacités secondaires de l’intelligence émotionnelle

Selon le recensement de divers auteurs, il y a 3 composantes secondaires à l’intelligence émotionnelle; l’écoute active, la maîtrise de la communication non verbale et l’exploration de la gamme d’émotion.

L’écoute active

Il ne s’agit pas uniquement d’attendre tranquillement son tour de parole. C’est la qualité de l’écoute qui est ici en jeu. Mobiliser son attention sur ce que la personne choisit d’exprimer et de ne pas exprimer par des paroles, renvoie à la compréhension de la signification profonde du discours.

Il est dit que nous prononçons entre 125 et 150 mots par minute alors que notre capacité mentale est d’en recevoir et d’en traiter 750 à 1200. C’est peut-être ce déséquilibre qui nous rend si peu aptes à écouter. Notre esprit utilise du temps entre les mots pour vagabonder.

Ceux qui pratiquent l’écoute active se consacrent à une seule chose et ils participent pleinement à ce qui est dit

Écoute non verbale

Ils écoutent également avec leurs yeux. Les expressions du visage, les gestes, les lapsus jouent un rôle considérable. Notre inconscient interprète tous les mouvements les plus subtils. Par exemple, vous mangez avec une amie et des brides de nourriture demeurent accrochées aux commissures de ses lèvres, un simple geste avec votre serviette pour essuyer le bord de vos lèvres, laisse à penser que votre amie fera de même, essayez, vous verrez, c’est impressionnant!

Mieux prévoir les conflits

Les conflits sont une réalité de la vie et il nous faut apprendre à composer avec. Mais la bonne nouvelle est qu’il est possible d’en prévoir un bon nombre.

Les conflits évitables possèdent certains traits communs. Ils résultent normalement d’une mauvaise communication entre les parties, des lacunes importantes de part et d’autre, au niveau de l’écoute de ce que l’autre dit et de ce que nous disons ou tentons de dire. Certains conflits découlent d’un manque au niveau des besoins, d’une part, en raison d’un manque d’affirmation préalable de nos besoins face à l’autre et d’autre part en raison d’un manque de compréhension de ceux-ci, d’un côté comme de l’autre.

Alors comment s’y prendre? Des moyens concrets s’offrent à nous, certains concernent l’autre et d’autres nous concernent.

Leader inspirant

Être inspirant, c’est faire naître quelque chose chez les autres en suscitant un sentiment, une idée, un projet, une action. En fait, c’est l’essence même du leadership d’aujourd’hui par lequel les dirigeants peuvent réaliser la mission de leurs organisations au travers des autres.

Les dérives de beaucoup de leaders ont affaibli la perception que les gens ont maintenant de ceux qui les dirigent. Nous avons un besoin criant de leaders inspirants, à vous de jouer…

 

COMMUNICATION /AUTHENTICITÉ

Ce n’est pas un secret de Polichinelle que la maîtrise des habiletés de communication constitue une compétence importante à développer. Cette habileté s’avère encore plus cruciale dans un contexte de gestion où la logique politique teinte de nombreuses orientations ce qui rend parfois difficile de donner un sens à l’action et à mobiliser les troupes. Compte tenu de la vitesse et de la complexité avec laquelle vous devez composer et orienter vos actions, il est encore plus impératif aujourd’hui de faire un arrêt sur l’image et de réfléchir avant d’agir. Ce recul stratégique vous permet d’intégrer les orientations, de leur donner un sens et de les transmettre à vos gens dans un langage accessible et mobilisant, chose pas si simple étant donné les nombreux paradoxes et incohérences avec lesquels vous êtes confronté dans le réseau.

Un directeur inspirant prend le temps de parler aux membres de son équipe, accueille leurs préoccupations, explique et réexplique les fondements des décisions, donne le sens et les mobilise dans l’action par les défis qu’il leur donne. Être un bon communicateur c’est un grand défi, parce que non seulement on doit s’exprimer dans un langage clair et adapté à son auditoire, et ce sur plusieurs sites, mais aussi parce que cela demande d’être vrai, en conformité avec ses valeurs et celles de l’organisation. Ce n’est pas toujours facile avec toutes les réorganisations et les compressions de trouver le juste équilibre entre nos propres valeurs et celles de l’organisation et demeurer authentique, éthique et solidaire en plus de bien maîtriser la capacité de dire et d’écrire.

Le leader et les forces du courage

Le courage est considéré par de nombreux philosophes comme la vertu clé, nécessaire à la pleine expression de toutes les autres. Cela me rappelle cette prière ¨Que la sérénité me soit donnée pour supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être et, surtout la sagesse de distinguer l’un et l’autre.¨

Il y a le courage physique, qui permet d’affronter et de maîtriser la peur d’être blessé ou de mourir dans le but de nous sauver ou de sauver les autres. Le courage moral pour sa part permet de défendre notre authenticité, au risque de perdre des amis, un emploi, des avantages ou une réputation. Finalement, il y a le courage psychologique qui permet de faire face à la maladie et à des situations éprouvantes, et ce malgré le tourment de nos démons intérieurs.

Quel qu’en soit le type, notre courage est toujours relié à notre volonté. Notre bravoure, notre persévérance, notre authenticité et notre énergie constituent des atouts très précieux pour faire face aux obstacles sur notre chemin.

 

La bravoure;

La bravoure est la base même du courage. Il n’est vraiment brave que celui qui est conscient d’un risque, qui se sent vulnérable et qui sait qu’il peut être blessé ou perdre une chose à laquelle il tient. Faire preuve de bravoure ne signifie pas que l’on n’éprouve aucune peur, mais plutôt que l’on a la maîtrise de sa peur. Comme personne, faites-vous preuve de bravoure dans votre vie? Si c’est le cas, il y a de fortes probabilités que vous transposiez cette même vertu dans l’exercice de vos fonctions de cadre supérieur.

La bravoure n’est pas monnaie courante chez tous les dirigeants. Elle suppose un bon niveau de conscience des peurs qui nous habitent et demande de faire face à celles-ci en prenant action. Décider suppose de faire des choix et comme rien n’est jamais tout noir ou tout gris, la personne s’expose aux jugements des autres et prend des risques affectifs et autres. Assumer ses choix et s’assumer comme individu constituent un défi en soi et il y a des moments ou l’on aimerait être plus fier de nous. L’idée est de garder en mémoire chaque instant de victoire où l’on a réussi a faire face et à s’appuyer sur ces petits succès lors de nos prochains choix.

 

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